Poésies

DAME un poème par Syd
AU CREUX DU CERCLE un poème par Sellig
VOILA un poème par Flo
LA LOUVE VIT EN MOI un poème par Lirzhin
DRAGONE un poème par Angela Grant
CERCLE un poème par Syd
ARBRE un poème par Gytha
SAMAIN un poème par Arouez
CADTERA SIDI un poème par Boutios
TEMOIGNAGE un poème par Serge Lanoë
POEME DES 4 DIRECTIONS par Florent
POEME DE L'EVEIL par Florent
GLOIRE A LA DEESSE par Psyco-tik
PRIERES par Florent
INSPIRATION par Psyco-tik
POUR LA PLEINE LUNE par Ker Mc Gwalch (nouveau !)

 

Dame


Et la Dame m'a pris sous ses ailes de nuit
Et Morgane elle donne son regard de harpie
Me fait peur et me damne, m'ensorcelle d'incompris.
Pourtant sous son linceul de pâles ailes d'ombre
Elle soulève enfin ce qui permet de rompre
De remettre en question, de déranger le nombre.
Et pour accompagner, mieux guider l'insoumis.
Et la Dame de nuit sous ses ailes m'a pris.


Et la Dame m'a pris sous ses ailes de jour
Rayonnante Brigitte regardant tout autour
Ses enfants adorés qui rêvent alentours.
Sur sa robe de ciel pousse les fleurs de miel
Sa caresse de terre nourrit, détruit le fiel
Et Sa douceur m'enchante, et m'enchante toujours
Son sourire de mère, puis son ton de velours
Et la Dame de jour m'a enseigné l'Amour

Syd

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Au creux du cercle


Dans le creux de ton ventre
Allongé sur ta peau humus
Sur la tranche et au centre
Cercle sacré qui m'émousse

J'ai voyagé serein
Dans les couloirs du temps
Le cœur près des anciens
J'ai compris frères de sang.

Sellig

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Voilà

VOilà, voilà, toujours plus haut.
Placer dans le ciel,
Plonger dans l'horizon,
toucher le coeur de la vie.
Fusionner avec le grand Mabon.
Vie qui nous éclaire
Liberté qui nous envahie,
Liberté reconquise
VOilà sans limites
Survoler le monde.
Leger comme une feuille.
Oh rêve acceuille nous.

Flo

 

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La Louve vit en moi

La louve vit en moi
C’est par elle que je protège mon enfant
C’est par elle que je veille sur ma tribu
C’est par elle que je crie
C’est par elle que j’implore la lune.

Le poisson vit en moi
C’est par lui que je plonge, ravie
Dans l’onde claire et pure
C’est par lui que je remonte le courant
C’est par lui que je retrouverai la source.

Et l’oiseau vit en moi
C’est par lui que je chante au soleil
C’est par lui que je m’envolerai
C’est par lui que je découvrirai
Les méandres de mon cœur

Lirzhin

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Dragone

Je l’ai sentie – ce jour – toute inattendue,
Présence sombre sur un matin brillant
M’emportant aux profondeurs de la mémoire,
Des places froides et des longs jours perdus.

J’ai touché la pierre
Et l’ai sentie grogner
Ressemblant à un chien énorme
Bouclé et endormi
Qui m’avertit – moi - étranger –
Je marche sur son sol.

Un gardien l’a placée dans les temps anciens
Pour nous rappeler que cette terre
Est seulement nôtre par la parole.
Si nous ne tenons pas cette parole
Elle élèvera,
Ses échelles vertes et or
Brûlantes dans le soleil,
Provoquant le ravage
Et renvoyant la terre
Au chaos primordial
D’où elle est venu….


Angela Grant

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Cercle

J'ai dessiné le cercle et j'ai parlé
à l'Est, au Sud, à l'Ouest, au Nord.
J'ai dessiné le cercle et j'ai chanté
vibratoire, solennelle, religieuse encore.

et longtemps dans le soir
toute transie d'espoir
j'ai dessiné le cercle, toute enchantée d'y croire.

Un cercle, et les ondes se lèvent
aux Dieux, aux vents d'éternité.
Un cercle, l'harmonie est sereine
toute affamée de joie, toute envoûtée de paix.

et longtemps dans le noir
toute transie d'espoir
j'ai adoré le cercle et enfin j'ai su voir.

J'ai refermé le cercle et le silence a chu
tout paisible, et si beau de mystique perclus.
J'ai refermé le cercle et tout autour de moi
La merveille étincelle, l'Awen m'offre sa foi.

Après le noir du soir
toute remplie d'espoir
j'ai emporté le cercle en rêve ostentatoire.

Syd

L’arbre


Voici des années que je pousse entre ciel et terre,
Liant l’un à l’autre dans un cycle sans fin
Jeune arbrisseau, j’ai plongé mes racines dans son sein nourricier,
Et j’ai lancé ma cime vers le soleil,
Vers la lune et les étoiles,
Chaque année un peu plus haut,
Suivant à perte de vue les nuages qui voguent
Puis disparaissent, franchissant cet horizon inaccessible.
J’inhale le temps qui paresse, brume légère
Ce temps langoureux et flou.
La pluie en gouttes glissantes,
Trace une fine résille de rigoles sur ma chair turgide.
Mes branches en bras tendus ont accueilli le monde
Monde des oiseaux, des insectes, des écureuils
Tout ce menu peuplement de la forêt.
Mais un jour, une horde puissante a résonné, lointaine d’abord,
Venue du tréfonds de l’univers, sonore et profonde;
Et tout mon être s’est mis à vibrer à l’unisson ;
Puis mon cœur s’est embrasé ;
De proche en proche, ses molécules se sont volatilisées,
Dans une volée d’étincelles.
Mon moi, ému, et mu d’une force impérieuse,
S’est senti vidé de sa substance,
Jusqu’à ce qu’il ne reste, en dedans, que du vide
Un cœur plein de vide
Du vide plein et dense comme un trou noir,
Qui aspire toutes les énergies du bois
Pour qu’elles rejaillissent plus loin,
Dans les lieux stériles, déserts des hommes.

 

Gytha

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Samain

Mortes, les feuilles qui rejoignent la Terre en silence.
Mortes, les fleurs qui fanent dans l'indifférence.
Mortes, les espérances.

Mais vivante la Terre qui entre en gestation.
Mais vivante ces plantes qui font nos décoctions.
Vivante, en attendant l'action.

Rien n'est si un autre ne fut.
Et le réalité ne naît
Que si le Rêve a disparu.

Arouez

 

Cadtera Sidi

(le Palais de l'Autre Monde)
(NB : il s'agit d'un recueil de vers de Taliesin portant sur le thème des étoiles et de l'origine céleste de l'âme et de son parcours spirituel en particulier : proposé par Boutios)

Premier barde en chef,
Je suis pour Eluontios (le Gagnant).
Et mon pays natif
Est le lieu des étoiles
De l'été.

Je connais le nom des étoiles
Et les douze constellations.
J'étais dans Lestos Danuas
(Constellation de Cassiopée)
avant la naissance de Uidionos (le Savant)
(La Voie Lactée).

On m'a gardé trois années
À la court d'Argantoreta (la roue d'argent)
J'étais dans le firmament
Et j'ai reçu l'inspiration
Du Chaudron de Cersidunia (la petite dame)
(la constellation du Crater)

J'étais sur le Mont Blanc
Au sommet de la Voie Lactée
À la court de Cunobelinos (le brillant audacieux - l'étoile Sirius)
Pour une année entière.

J'étais l'instructeur
De l'univers tout entier
Assis dans le siège périlleux
Au-dessus de Cadtera Sidi (le Palais de l'Autre Monde)
Tel un astre en révolution
Au-dessus des trois éléments (de base).

Il n'y a pas de lieu dans le ciel
Que je n'ai pas visité.
Je m'appelle,
Talogleisonos le chef des bardes. (Taliesin au front brillant)

Premier chef des bardes - Livre de Taliesin

Boutios

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Témoignage

Nous marchons où la terre et le ciel se rencontrent.

Le sol reste rugueux et boueux par endroits,
Mais il donne le blé tendre et l'avoine en clochettes.
L'eau y coule
Et dans ses transparences
On voit le sang précieux du ciel
D'où a surgi la vie.

Ici, le réel flamboie dans un bruit rafraîchissant.
Dans sa trame qui brille
Un arc-en-ciel laisse certains yeux
Etonnés et comblés.
C'est la porte de la ville céleste
Où commence et finit toute quête.

J'ai reçu les chevaux de feu,
J'ai longé les murailles
Et j'en suis devenu témoin.

Là, il n'y a plus d'histoire,
Rien qu'un chant qui exulte.

 

Serge Lanoë

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Poème des quatre directions


A l’est se lève le soleil. Il incarne le retour à la vie après une période obscure. Il évoque l’enfance, l’élément de l’air, l’oxygène qui donne vie à toutes choses, sa légèreté et sa souplesse, comme un oiseau flottant dans le ciel du printemps.

Il incarne le rouge, l’action, la vivacité du corps et de l’esprit.

Au sud demeure le soleil. Il incarne la force constante. Il évoque la maturité, l’entrée dans l’âge adulte, l’élément du feu, l’énergie dont l’homme a besoin pour vivre, comme un cerf aux bois développés indiquant son excellente santé et sa sexualité fertile, majestueux sous un feuillage d’été.

Il incarne le jaune, l’éclat, l’optimisme.

A l’ouest décline le soleil. Il incarne la perte progressive de l’énergie, la fragilité, la douceur, la sagesse, la vieillesse, l’élément de l’eau, la source dans laquelle les hommes puisent l’essentiel de leur survie, comme le saumon remontant la rivière pour retrouver ses origines.

Il incarne le bleu, la tranquillité, la profondeur.

Au nord demeure l’absence du soleil, l’obscurité constante qui effraie et fascine. Il évoque la mort, le monde des ancêtres, l’élément de la terre, de notre terre mère dans laquelle le corps retourne lorsque l’âme rejoint le ciel père, comme un ours hibernant dans l’obscurité de l’hiver avant d’émerger sous la forme d’un oiseau et de s’envoler dans le ciel du printemps.

Il incarne le violet, la spiritualité, la passerelle entre le bleu de la vieillesse et le rouge de l’enfance.

Au centre demeure le souffle. Il évoque l’éternel, l’immuable, l’énergie qui anime toutes choses, qui unit les quatre éléments, qui rassemble les couleurs de l’arc-en-ciel pour n’en faire ressurgir qu’une lumière, comme le serpent qui vit aux vibrations de la terre.

Il incarne le blanc, la pureté, l’infini.

Florent

 

Poème de l’éveil

La nature n’est pas un simple décor joli au regard. Si tu fermes les yeux, tu ressens mille présences. On ne vient pas écouter le silence dans la nature. On écoute le vent, la terre, la vie qui résonne et fourmille à nos oreilles.

Si un jour tu as perdu ton équilibre, que tu es dans le doute, trouve une forêt, cherche un tapis d’herbe ou de mousse, allonge toi dessus, ferme les yeux, vide tes pensées, respire l’odeur de la terre, écoute la vie, adapte ta respiration aux battements de ton cœur, ressens les moindres recoins de ton corps et relâche un à un les muscles et les nerfs raidis par le temps.

Deviens oiseau au son du vent, deviens arbre parmi les arbres, deviens le vent qui bruisse dans le feuillage, deviens le cerf qui t’observe et que tu n’avais pas vu, deviens fleur, deviens ruisseau, écoute le chant des ancêtres.

Florent

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Gloire à la Déesse

La lune se lève, elle s’éveille.
La Déesse, sur nous, veille.
Telle la clarté bleutée de l’astre de nuit,
Celle qui a mille noms, nous éclaire, nous éblouit.
Je prononce ces mots en ton honneur,
Puisses tu être aussi éternelle que l’infini.
Gloire à toi, Déesse de la vie.

Psyco-tik

 

Prière à notre mère la terre et notre père le soleil

 

« Terre mère, ciel père,
nous vous sommes reconnaissants
de votre générosité
et de votre bienveillance.

Puissent les hommes renouer
avec l’équilibre
avec l’harmonie
avec le grand tout »

Florent

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Prière de la cueillette des simples

Je te prie de pardonner mon geste
mais tes ressources me seront utiles.
Je te suis reconnaissant
pour ton sacrifice auprès des hommes
Puisses tu aller en paix.

Florent

 

Inspiration

Telle la source d’une rivière d’où la pureté déborde,
La sagesse coule de l’oral de Cerridwen.
Et de cette enchanteresse déesse aux mille visages,
Se déverse dans le chaudron béni, l’inspiration,
Qui donnera au monde la beauté et la poésie qui sont
Ici bas de précieux présents.

Psyco-tik

Pour la pleine Lune


Par ce soir de pleine lune,
Cerridwen accepte l’invitation de Brigit,
Et dépose son chaudron magique,
Sur le brasier de fortune.

D’autres Dames participent au sabbat,
Boann est venue avec l’eau,
Et Morrigan, avec son corbeau,
Il ne manque plus que Dana.

Au petit matin, les robes noires sont venues,
Les dames sont disparues,
On n’entend plus rien,
Que le bruit du chagrin.

Ker Mc Gwalch

 

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