Ecolo - vie Articles

Quelques Articles et présentations de matériaux, ou produits biologiques, écologiques, tout ce qui peut nous aider dans notre travail pour la Terre et le Vent

 
(photo Taco: Un Druide dans un Arbres)

 

Electricité Statique et ionisation négative, ionisateurs possibles


"Comment l'électricité statique est-elle produite?"

L'électricité statique se développe toujours sur la surface d'un milieu isolant diélectrique ") ou d'un conducteur isolé. Ce sera la surface exposée d'un objet quelconque: dessus d'une table ou d'un siège - chaise, canapé, lit, fauteuil.- , surface d'un meuble comme d'un appareil électronique dont le boîtier est en matériau plastique; surface d'un tapis ou d'une moquette, comme d'un revêtement mural, de sol ou de plafond, des sièges ou des revêtements intérieurs d'une automobile ou d'une voiture de chemin de fer, d'une lingerie féminine ou d'un vêtement banal, faits du même type de matériau.

Ce sera identiquement le cas de tous les aérosols contenus habituellement dans l'air où nous vivons: poussières, particules diverses de toutes origines, germes de toutes natures, inoffensifs ou pathogènes.

Dans ce cas, c'est parce que l'air est lui-même un excellent isolant que ces aérosols conserveront la charge statique acquise (le plus souvent positive) si rien n'est fait pour l'éliminer. Le mécanisme habituel d'acquisition de la charge est appelé "tribo-électrisation" ; c'est en fait le mécanisme de "charge par frottement" de deux surfaces ou d'une surface soumise à un flux gazeux rapide : l’une d'elle "arrache" et emporte les électrons enlevés à l'autre, qui conserve alors une charge positive.

En fait, l'échange de charges entre les deux composants dépend des caractéristiques électroniques (atomiques) des matériaux en contact: accepteurs ou relatifs d'électrons.

Il se trouve que dans le cas le plus général des matériaux synthétiques ("plastiques") utilisés tant en construction qu'en ameublement ou en informatique-électronique, la charge superficielle acquise du fait de tous les frottements inévitables - y compris les courants d'air - sera positive.

Ceci signifie que les molécules composant ces matériaux (longues chaînes moléculaires saturées) auront perdu (cédé) au moins un électron superficiel, libérant ainsi une charge positive excédentaire qui restera bien entendu fortement liée à la surface du matériau.

Une cause supplémentaire de même nature résultera de l'impact des poussières brassées par l'air en mouvement sur les surfaces environnantes: dans ce cas (toutefois minoritaire), des charges positives ou négatives seront acquises par ces poussières suivant la nature de l'obstacle rencontré.

C’est là l'équivalent de "l'effet Lenard" auquel sont soumises des gouttes d'eau pulvérisées sur une surface solide: les gouttes se chargent positivement et le substrat - en général le sol - évacue alors cette charge positive tandis que les électrons sont dispersés dans l'air environnant.

Bien entendu; la présence d'une source (naturelle ou artificielle) d'ions positifs ou négatifs au voisinage de tout objet isolant ou conducteur imposera l'acquisition d'une charge électrique du même signe par l'objet.

Un objet isolant pourra acquérir une forte charge positive et la conserver extrêmement longtemps, avec les inconvénients graves qui résultent éventuellement de la tension élevée acquise: celle-ci peut atteindre ou dépasser aisément plusieurs dizaines de milliers de Volts; sauf exception, la charge négative acquise sera presque toujours beaucoup plus faible et s'éliminera en général rapidement.

Ceci résulte évidemment du fait que la charge positive appartient en général au substrat qui la porte et lui reste liée, tandis que l'électron surnuméraire est généralement très peu lié à ce substrat et possède donc une très grande mobilité.

La conséquence en sera la possibilité d'utiliser des sources assez intenses de charges (ions) négatives pour éliminer les charges positives statiques sans risque d'apparition d'un excès gênant de charges négatives.

2- Conséquences des charges statiques pour les personnes?

Elles seront essentiellement de trois ordres:

- Risque de "chocs électriques" lorsque la personne aura acquis une charge (descente de voiture et contact avec la portière (10.000 à 20.000 Volts), lors du port de chaussures à semelles isolantes sur sol isolant (tension atteinte environ 40.000 Volts), puis contact manuel avec un objet conducteur etc... donc toutes circonstances ou une charge importante aura été acquise et sera brusquement libérée.

Ceci peut entraîner un risque certain pour des personnes présentant des troubles nerveux ou cardio-vasculaires, et entraîner en particulier des contractures musculaires causes de chutes ou de blessures.

- En dehors de ces effets "aigus", pour beaucoup de personnes sensibles surviennent en général des troubles plus discrets mais persistants, pouvant s'aggraver plus ou moins rapidement (migraines, céphalées, vertiges, somnolence, pertes de vigilance, fatigue apparaissant trop rapidement, difficultés de récupération de cette fatigue, irritabilité, difficultés d'endormissement, troubles du sommeil, troubles respiratoires variés, etc.).

Largement reconnus et identifiés par corps médical, ces troubles sont toujours cause d'inconfort tout d'abord, puis de gêne de plus en plus mal supportée, finissant le plus souvent par la nécessité d'une médicalisation peu ou pas efficace, toujours indésirable, cause de troubles secondaires, parfois dangereuse (conduite de véhicules, postes de responsabilité, etc.)

De tels effets sont observés en nombre et en intensité croissants sur de nombreux sites de travail, en particulier les locaux "climatisés" et les locaux destinés à l'informatique ("bureautique"), mais également dans un nombre croissant de véhicules dans lesquels se multiplie l'utilisation de matériaux plastiques à forte vocation "statique"et l'installation d'une climatisation.

L'accroissement du nombre des accidents de circulation dus manifestement à des pertes de vigilance semble dorénavant en rapport étroit avec cette multiplication des matériaux plastiques et la forte charge positive qu'ils développent à l'intérieur de ces véhicules, par ailleurs lieux d'une pollution permanente intense d'origine extérieure (hydrocarbures d'échappements, etc.) .

Ce mécanisme est encore aggravé par le tabagisme qui introduit dans l'air du véhicule un supplément de gros ions positifs toxiques, peu mobiles, ingérés en permanence par les occupants.

- La charge acquise par les surfaces isolantes entraîne l'existence permanente d'un champ (force) électrique répulsif qui entretient la présence dans l'air des particules d'aérosols présentes - micropoussières et germes - sans possibilité d'élimination spontanée, et aboutit à l'arrêt d'émission d’ions négatifs. Micropollution et contamination sont alors deux facteurs de risque résultant indissociables, entretenus par l'état électrique environnant.

Il importe donc que dans tous les lieux soumis à ces effets statiques soit mise en place une procédure de "décontamination électrique" fondée sur l'introduction systématique de charges négatives ("ionisation" négative de l'air ambiant) obligatoirement liée à un traitement "antistatique" des surfaces environnantes.


3- Conséquences pour les objets?

Suivant les lieux et les objets présents, divers inconvénients ou dangers pourront apparaître:

- Incidents lors de la manipulation d'objets en feuilles minces (papier, plastique, etc.),
- Dépôt de poussières chargées sur des surfaces "critiques" : risques de destruction de composants en micro-électronique et en micromécanique entre autres,
- Dépôt de poussières et de contaminants chargés en industrie pharmaceutique, en milieu hospitaliers, etc.,
- Risques "d'étincelage" entraînant des explosions dans l'industrie chimique et pétrolière,
- Risques de perturbations électriques graves de systèmes sensibles (ordinateurs, monitoring en salles chirurgicales ou en réanimation, etc.).

De tels risques entraînent dès à présent la mise en œuvre de dispositifs de prévention - souvent coûteux mais indispensables - dans de nombreuses industries. Hors du milieu industriel, les matériels restent sujets à incidents ou pannes parfois sévères et difficiles à surmonter. Pour les raisons exposées ci-après, l'ionisation négative n'y est pourtant encore que rarement utilisée.

4_ L'effet des ioniseurs "ordinaires" autres que OR'IONS@ ?

Tous les dispositifs générateurs d'ions négatifs sont fondés sur "l'effet couronne""Corona") :

- Émission d'électrons par une pointe portée à une haute tension négative de l'ordre 6.000 à 12.000 Volts. Dans la configuration habituelle de ces appareils, la tension doit être élevée pour obtenir un débit électronique suffisant aux applications. Les électrons énergétiques émis par la pointe créent alors une zone de "plasma" - région comportant une forte densité de charges des deux signes - responsable de la production inévitable d’ozone, espèce moléculaire comptant 3 atomes d'oxygène.

Cette molécule, formée avec acquisition d'énergie, est instable, violemment oxydante, cytotoxique, donc dangereuse pour toute matière vivante présente.

De plus, ses propriétés violemment oxydantes entraînent le risque supplémentaire de dégradation ou de destruction d'objets ou sensibles ou fragiles, par exemple dans l'industrie microélectronique et chimique.

L'ozone doit donc être impérativement exclu. Lors de toute production d'ions négatifs. Sa présence inévitable interdit donc l'utilisation des ioniseurs à effet couronne "ordinaires" tels qu'ils continuent à être livrés à ce jour.


5- L'effet de "OR'IONS@" .En quoi est-il différent des autres ioniseurs ?

Quinze années de recherches fondamentales sur la production des ions par effet couronne, et sur les propriétés de la zone de plasma, ont permis la réalisation d'une source d'ions négatifs puissante, fonctionnant à tension modérée (environ 4.500 Volts), totalement dépourvue d'émission d'ozone (contrôles permanents effectués au Laboratoire officiel d'expertises éco toxicologiques de GENÈVE, en Suisse).

C'est un dispositif "d'optique électronique" imposant un "surconfinement de plasma" qui assure cette absence totale d'ozone et la capacité pour l'appareil d'assurer une émission électronique homogène dans l'ensemble du volume à traiter: ceci est vérifié suivant les besoins à l'aide d'une sonde électronique de mesure spécialement créée à cette fin. Ce nouveau type d'ioniseur, "OR'IONS », est le seul à disposer de la protection conférée par plusieurs Brevets internationaux.

Dans de telles conditions, on dispose alors de l'assurance d'opérer une complète "décontamination" - en particulier électrostatique - du site à traiter, en éliminant tout risque lié à l'ozone alors absent. Il est possible en particulier d'utiliser un nombre aussi important que nécessaire d'appareils, convenablement disposés, pour obtenir à coup sûr les résultats attendus, sans aucun inconvénient ou risque pour les personnes présentes comme pour le matériel sensible.

Avec un recul actuel de plus de douze années, aucun incident ou nuisance n'a jamais été observé, tant pour les personnes que pour les matériels exposés à une ionisation permanente par Ionisat.

6- L’effet des antistatiques et leur utilisation avec « OR’IONS »?

Les deux utilisations sont toujours parfaitement complémentaires:

- OR'IONS assure l'élimination de la surcharge statique présente; de plus, il restaure une atmosphère normalement ionisée et assainie si l'élimination des aérosols présents peut être assurée

- à cette fin, l'introduction de l'antistatique sur les surfaces critiques permet un écoulement rapide et régulier des charges et la disparition quasi-immédiate des phénomènes gênants, ainsi que le retour à une ambiance saine pour le personnel. Dans ce sens, l'antistatique "facilite" l'action d' « OR'IONS » et en accroît l'efficacité si nécessaire.

Bien entendu, il faut cependant toujours s'assurer - ou assurer - un retour convenable des charges vers la Terre (sol du local suffisamment conducteur et relié à la Terre) afin que l'antistatique ait son efficacité maximum.


7- Mise à la Terre des surfaces et objet, et traitements antistatiques?

Si les charges déposées sur un objet quelconque ne peuvent pas s'écouler vers la Terre, l'utilisation de l'ionisation négative n'aura que peu ou pas d'effet, en présence comme en l'absence de traitement antistatique. Les charges resteront sur les surfaces. L’atmosphère conservera ses polluants et contaminants, et leurs effets nocifs habituels se manifesteront.

Il faudra donc assurer cette mise à la Terre par les moyens habituellement utilisés dans les sites critiques: ruban métallique disposé au sol autour des locaux et mis à la terre, puis dépôt d'antistatique sur toute les surfaces; mise à la Terre directe de certains meubles ou appareils dans les cas critiques (salles d'ordinateurs, de milieux cliniques_ de fabrication de composants sensibles en électronique ou micromécanique, etc...)

L'utilisation de OR'IONS conjuguée obligatoirement à cette mise à la Terre assurera alors un complet assainissement des locaux concernés.


8. Essais en France.

Des expérimentations systématiques ont été effectuées en milieux industriels affectés par les problèmes d'électricité statique et les dangers résultants, en fabrication microélectronique en particulier.

Les mesures ont été faites entre autres dans le cadre de la Société SAGEM, à l'aide de sondes de mesure de champ électrique: avant mise en œuvre de OR'IONS la tension moyenne mesurée au niveau des tables d'assemblage de composants était de l'ordre de 4.000 à 6.000 Volts suivant les sites.

Dès la mise en marche des OR'IONS, la tension mesurée tombait à une valeur d'une fraction de Volt et s'y maintenait, assurant une totale sécurité de travail.

Ces résultats sont d'ailleurs systématiquement observés dans tous les lieux où existe un tel phénomène, vérifiant ainsi la réalité et l'efficacité du traitement antistatique par injection de charges négatives avec OR'IONS, ainsi que l'absence complète d'accumulation de ces charges négatives.


9 - Essais en Suisse.

Des expérimentations semblables sont actuellement poursuivies en Suisse, entre autres dans des usines de micromécanique horlogère, où l'électricité statique est responsable de la précipitation de particules dangereuses pour les micro-mécanismes en cours d'assemblage. Les excellents résultats obtenus confirment la qualité du traitement par OR’IONS.

Il faut rappeler par ailleurs que toutes les industries sensibles aux parasites d'origine statique font usage au minimum de traitements par produits antistatiques associés à la mise à la Terre systématique des équipements critiques (Electricité de France, compagnies pétrolières, industries du papier, etc...)


10- En conclusion:

L'absence, jusqu’à une date récente, de sources d’ions négatifs dépourvues d'ozone ne permettait pas à ces industries, et aux divers organismes publics ou privés concernés, d’utiliser sans risques les propriétés de l’ionisation négative.

Il n’en sera évidemment plus de même dans l’avenir, et une solution sure, efficace et peu onéreuse pourra dorénavant être utilisée sans restriction pour le plus grand bénéfice des personnes et des biens.

OUVRAGES SPECIALISES CONSULTABLES.

"The Feynman Lectures on Physics" par R. FEYNMAN, Nobel de Physique. Tome 2 ¬Electromagnétisme -1 . Addison-Wesley Company, Inc. Califomia Institut of Technology .

"Haute Tension" : Traité d'Electricité, d'Electronique et d'Electrotechnique. par M. AGUET et M. IANOZ . Dunod Editeur Paris - Presses polytechniques romandes.


Prof. J. BRETON

Retour haut de page